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Tome 1Chapitre 3

Tome 1Chapitre 3
" Je ne suis pas comme les autres "



Pov Bill.

Je n'arrive pas à fermer l'½il, savoir qu'il est contre moi m'empêche de dormir, je me sens si bien, il dort comme un bébé, je le regarde, magnifique, je déplace l'une de ses dreads qui lui cache son visage et doucement je lui caresse la joue, je le sens bouger et par réflexe je me retourne pour ne pas qu'il croit que je le touche, je me met dos à lui mais la petite taille du lit me colle littéralement contre son bas-ventre, je le sens bouger derrière moi, il marmonne des trucs incompréhensibles, il essaye surement de se calmer ce qui ne m'étonnerais pas, à la fin de sa séance réussie de méditation, je sens sa tête s'engouffrer dans mes cheveux qui à cette heure-ci doivent être plus qu'en pétard, il respire fort et pour mon plus grand bonheur, je sens sa main caresser ma hanche et se poser délicatement, il se rapproche, collant son torse à mon dos, et se rendort, je le suis, cette fois ci, dans les rêves les plus magnifiques.

Fin Pov Bill

Pov Tom

Une sirène plus forte que toutes celle que j'ai entendu retentit et me réveille, ainsi que Bill, je retire vite ma main qui a demeuré sur lui toute la nuit, il retourne son visage magnifique du réveil vers moi et je lui dis en rigolant :

Tom : Mais c'est que tu es magnifique au réveil !
Bill : Rooo te fous pas d'ma gueule c'est pas ma faute et attend t'as vus ta tête toi !


Effectivement, mes dreads sont éparpillées partout et mes yeux sont à moitié ouverts ce qui me fit rire, Bill rit aussi, je me jette sur lui et lui ébouriffe les cheveux, je suis à califourchon dessus et il se débat sous mes tortures :

Bill : Toooom arête !

Je rigole plus fort, ses mains s'agitent partout, essayant de me pousser

Bill : Tooom s'il te plait ! J'ai horreur de sa !

Je m'arrête d'un cou et je le regarde, en voyant la coupe que je lui ai faite, j'explose de rire :

Tom : Tu verrais t'as tête mon dieu !
Bill : La faute à qui hein !


Je me baisse vers son visage, nous sommes assez prêt et je lui dis :

Tom : De moi.

Il me fait un petit sourire et je l'embrasse sur la joue :

Tom : Bonjour enfaîte.

Il m'embrasse à son tour :

Bill : Bonjour.

Je descend et il me dit :

Bill : N'oublis pas, faut faire les lits.
Tom : Oui oui, et euh on va faire quoi aujourd'hui ?
Bill : Euh je sais pas, faudrait que t'ailles voir le colonel.
Tom : Ok


Il me montre comment faire le lit, nous avons commencé par le mien et je l'aide après l'avoir regardé à faire le sien.

Bill : Et voilà ça s'est fait, y a un mec qui va passer pour vérifier si tout est bien ranger et tout.
Tom : Nan sérieux ?
Bill : Ouaip alors faudrait que tu mettes tes sacs en dessous du lit et ranger ta guitare.


Je fais rapidement ce qu'il me dit en prenant ma guitare il me dit :

Bill : On pourra en rejouer ?

Je regarde ma guitare et repense à hier, lui contre moi, ses mains enlacées aux miennes, cette mélodie que l'on partageait, je lui répond avec sourire :

Tom : Bien sur, quand tu veux.
Bill : Génial.


On se regarda avec ce même sourire aux lèvres et il me dit pour couper sa gène :

Bill : Je vais aller me doucher, ah oui enfaîte, la tenue pour sortir les jours de semaine est mise devant la porte, quand elles y seront, tu pourras me passer la mienne ?
Tom : Ok pas de problème.


Bill me sourit et va à la douche, je pris mon baladeur et mis qu'une oreillette pour pouvoir entendre la livraison des tenues, 2min plus tard à peu près, quelqu'un frappe, je suis toujours en boxer et ouvre sans gène :

Tom : Oui ?
Mec : Hey salut ! Alors c'est toi le nouveau colloc' de la tapette ?!
Tom : Euh ouai.
Mec : Chui un des mecs de la bande à Steve, j'm'appelle Frank.
Tom : Tom et euh t'es là pourquoi ?
Frank : C'est moi qui me charge des livraisons, tiens v'la vos tenues.


Il me donne les deux paquets

Tom : Merci
Frank : De rien, dis, à midi ça te dirais de venir avec nous sur le terrain ?
Tom : Euh ouai je verrais.
Frank : Tiens nous au courant, tu seras mieux qu'avec l'autre là.
Tom : Ok j'te dirais.
Frank : Allez A+ !
Tom : Bye.


Je ferme la porte et pose les tenues sur le lit, je pris celle de Bill et vais dans la salle de bain, j'ouvre la porte, il est dos à moi en face de l'armoire et complètement nu :

Tom : Mais c'est que t'es bien foutu !

Il tourne vite sa tête vers moi, et il prend une serviette sans précipitation :

Bill : T'aurais pus frapper.
Tom : J'avais pas envie de manquer sa !
Bill : Si tu l'dis allez dehors !


Il me prend sa tenue des mains et me pousse pour que je sorte :

Tom : Même pas de merci !
Bill : Excuse moi... merci.


Je reste sur le devant de la porte avec ma mine boudeuse que je sais si bien faire :

Bill : Quoi ?
Tom : ...


Il a croisé ses bras et me regarde avec sourire :

Tom : Même pas de bisou !
Bill : Rooo bah fallait l'dire !


Il se rapproche et me fait un gros bisou sur la joue, il se retire avec sourire :

Bill : Ca va mieux comme ça ?
Tom : Mmmm.... Mouai....


Je le regarde avec un petit sourire en coin et sors de la salle de bain, quel merveilleux baiser, c'est si touchant, profond, c'est ironique bien sur. Je rigole tout seul, et m'allonge sur mon lit, je suis fatigué putin, je ferme les yeux juste histoire de, mais m'endormis.

Pov Bill

Bon ça y est j'ai fini, je sors de la salle de bain et je vois Tom dormir, les mains derrière la tête, sur nos lits bien faits, nan mais il se prend pour qui là ?! Je rerentre dans la salle de bain et en resors avec un verre avec un petit peu d'eau dedans, je m'approche de lui, il est en boxer, j'approche le verre de l'élastique de son boxer et le renverse doucement, il sursaute d'un coup :

Tom : Putin mais c'est quoi ?! T'es con ? Qu'est ce tu fous !

Je suis explosé de rire, je suis tombé par terre, il se relève, le calbute tout mouillé :

Tom : Putin c'est froid Ducon !

Je me releve, toujours en train de rigoler :

Bill : T'aurais vus la tête que t'as tiré !
Tom : Ben toi tu verras la tienne si t'arrête pas de rigoler tout seul !
Bill : Ok c'est bon calme toi, c'était pour rire hein !
Tom : J'ai vu ça, je vais me laver.
Bill : C'est bon, excuse moi...


Il rentre dans la salle de bain, ça y est, il fait la gueule juste pour ça... pff allé j'y vais, t'façons il est comme tous les autres, c'était couru d'avance...

Bill : J'y vais !!!

Il ne me répond même pas et je sors en claquant la porte.

Pov Tom

Franchement j'ai pas apprécié le cou du verre d'eau là, j'espère qu'il l'a comprit, je pense que oui, de la façon dont il a claqué la porte, tant pis, je continu de me laver et sors direction le bureau du Colonel :

Colonel : Entrez !

Ce que je fais.

Tom : Bonjour.
Colonel : Vous êtes nouveau vous ! Déjà avant de me dire « Bonjour », vous vous mettez au garde à vous !


Putin pas aimable lui ! Je me met au garde à vous, comme demandé.

Colonel : Présentez vous !
Tom : Tom Kaulitz.


Je dis ça tellement enthousiaste, ça fais peur !

Colonel : Bien ! Repos !

Je me remet normalement, les mains dans les poches.

Colonel : Nan mais pour qui vous vous prenez ?! Revenez ici quand vous aurez au moins appris à vous tenir au repos ! Espèce d'incapable !

Je sors du bureau, quel connard celui là, comment il veut que je sache me tenir au repos ? Je suis arrivé qu'hier, espèce de con ! Je sors dehors et quelqu'un m'appelle :

??? : Hey le nouveau !

Je me retourne et vois la bande de Steve sur un muret, je m'approche d'eux :

Steve : Alors on sort du bureau !
Tom : Et mais il est vraiment con !
Steve : T'as vus un peu ! Nous on préfère rester là tranquille sans rien faire.
Tom : Grave !


Je m'assoie à coté de lui, quand Frank gueula :

Frank : Et les mecs, regardez ce qui arrive !

Je regarde le rang qui avance devant nous et vois Bill avec une arme qu'il tient droit devant lui, Steve gueula :

Steve : Hey le travelo ! Simpa ton arme !
Frank : Tu te la fouterais bien dans le cul hein !?


Ils éclatent de rire, Bill les regarde et croise mon regard, je le regarde simplement, Steve voyant notre échange, me mit son bras autour de mon épaule et gueula à Bill :

Steve : Qu'est qui a, tu veux le baiser lui aussi ! J'te réglerais ton compte pédale !

Bill tourne le regard et suit le rang, je souris pour ne pas paraître débile à coté de Steve.

Steve : Alors le nouveau c'est quoi ton nom ?
Tom : Tom.
Steve : Bienvenu mon frère.


Il me fait un tchèk et me présente tout les autre, il y a donc Frank, Mark, Josh et Alex.

Frank : On va faire un basket ?
Tom : Chui d'la partie !
Steve : Ok.


Et nous nous dirigeons vers le terrain, vide à cette heure, Steve force la porte où se trouve les balles et nous en sortit une de basket, je me suis mis avec Frank et Alex contre Steve, Josh et Mark. La partie est géniale, je me fais des duels avec Steve, on est les deux meilleurs, il essaye de me prendre la balle, impossible, on continue à jouer, on s'est retrouvé en pantalon, nous jouons jusqu'à 11h.

Frank : J'crois qu'on a trouvé meilleur que toi, Steve !
Steve : Mouai chui pas en forme c'est tout !
Tom : On s'en fou j'me suis bien éclaté !
Frank : Grave ! Bon, on va fumer j'en peux plus là ?!
Steve : Ouai
Tom : On a le droit de fumer ici ?
Steve : Nan mais on a notre planque, tu fumes ?
Tom : Volontiers !


Je ne fume pas mais bon, je n'aime pas passer pour un lâche c'est plus fort que moi, Steve nous dirige derrière les bâtiments de tir, il n'y a jamais personnes d'après eux, Frank s'assoit par terre avec les trois autres tandis que Steve et moi restons adossés au mur. Frank prend son paquet et sort une cigarette et me le balance, j'en prend une et le passe à Steve, les trois autres ne fument pas, ils ne parlent pas beaucoup non plus, j'allume ma clope et tire tafs après tafs, ça me fais rien, on parle des même sujets que je parle avec ma bande de Magdeburg, surtout des filles, le sujet s'arrête quand Steve dit :

Steve : Mais le truc que je ne peut vraiment pas supporter ici, à part le manque de filles ici, c'est cette tapette !
Frank : J'ai vraiment envie de lui refaire sa face à celui là !


Je ne dis rien.

Steve : Hey Tom, avoue qu'il à déjà essayer de te sauter !
Tom : Non non pas encore, et il a pas intérêt !


Je réagis mal mais qu'est ce que tu veux que je réponde...

Frank : C'est un prostitué ce mec, il baise nos mères pour se faire du blé !
Steve : Et même, sa tronche, je peux vraiment pas l'encadrer !
Frank : Dis, toi qui partage sa chambre, y a des trucs sur lui que tu pourrais nous dire ?


Putin non, la question qu'il faut pas poser !

Tom : Euh il à des tonnes de maquillage et tout c'est trop chiant, il squatte toute les pièces avec ses conneries de... de pd là !

Putin je l'ai insulté...

Steve : J'aurais eu aucune pitié pour tout balancer !
Tom : Chacun ses limites...
Frank : Ouai, aller, on y va...
Tom : Où ?
Steve : Manger, j'ai la dalle.
Tom : Ok.


Nous passons devant deux bâtiments avant d'arriver au réfectoire, on prend nos repas et on va s'installer à leur table, Bill n'est pas là, je me sentirais vraiment mal sinon, nous mangeons tranquillement, enfin eux ils continuent à insulter tous ceux qui passent, je fini mon repas et leur dit :

Tom : Je retourne au dortoir.
Steve : Ok, on se voient ce se soir à la buvette ?
Tom : Euh ouai je verrais.


Je sors en trottinant pour aller rejoindre mon dortoir, je rentre sans bruit et me dirige vers la salle de bain, je l'ouvre et vois Bill entrain de s'enfoncer une lame dans le poignet, il est en larme, j'ai eu le temps de tout analyser en même pas une seconde, je me jette sur lui et lui retire l'objet de ses mains, il ne s'est qu'ouvert un peu :

Tom : Putin mais pourquoi t'allais faire ça ?! T'es malade ou quoi ?!

Il me regarde méchamment et sors de la salle de bain en me bousculant, je le suis.

Tom : Bill !

Je le retourne en face de moi en l'ayant prit par les épaules :

Tom : Bill putin pourquoi t'allais faire ça ?!
Bill : Lâche moi et dégage.
Tom : Pourquoi t'allais faire ça Bill ?


Ma voix s'est calmée mais il ne me répond toujours pas, je lui remonte la tête en le levant par le menton :

Tom : Bill s'il te plait...
Bill : Tu t'es bien amusé avec moi, casse toi maintenant.
Tom : Mais enfin je... c'est à cause de Steve ?
Bill : Non.
Tom : Oui, c'est ma faute donc parce que j'ai passé la matinée avec c'est tout, t'allais de mutiler parce que j'ai passé une matinée avec un mec que tu peux pas voir, c'est débile !
Bill : Quand on en a vraiment marre d'être pris pour un con, non c'est pas débile !
Tom : Mais je t'ai pas pris pour un con, putin !
Bill : En traînant avec les mecs que je déteste, si !
Tom : Mais je traîne avec qui je veux !
Bill : Non !
Tom : Ah ? Et pourquoi ?
Bill : Parce que tu m'avais dit que t'était pas un con et le pire... C'est que je l'ai cru une journée et une nuit, ça été trop long à t'accorder.
Tom : Bah vas – y, dis que tu regrettes !
Bill : Oui je regrette ! Comme je te l'ai dit, encore un faux espoir et ça fais mal, je tenait beaucoup à toi...
Tom : Ben tu dis ce que tu veux, tu crois ce que tu veux mais je tiens toujours à toi, et si je te revois avec une lame dans les mains...
Bill : Tu me tapperas c'est ça ?
Tom : Oui pour te faire comprendre qu'il y a des gens qui t'aime !


Je sors en claquant la porte et m'effondre à coté, je met ma tête sur mes genoux, je ne pleure pas mais j'ai un n½ud à la gorge, qu'est ce que je vais faire ? Retourner voir Bill ou aller rejoindre Steve ?
Je me leve et rentre dans le dortoir doucement, je vois Bill sur son lit dans la même position que j'étais contre la porte, il ne m'a pas entendu, je prend ma guitare et me met sur mon lit, je commence à jouer les yeux fermés, il a vu ma présence cette fois, je continu à jouer, il a arrêter de pleurer, j'ouvre les yeux et le regarde discrètement, il regarde le plafond, les yeux rouge, les lèvres tremblantes, son poignet qui saignait encore un peu, je me leve et vais dans la salle de bain, je regarde dans la trousse de secours et y prend une bande et une compresse, je retourne dans la chambre et lui dit :

Tom : Fais voir ton poignet.

Il s'asseoit sur son lit, il n'ose pas me regarder, je me met à genou en face de lui, je lui met la compresse et l'entoure de la bande, je lui tiend la main, elle est gelée et il tremble.

Tom : T'as froid ?
Bill : Oui.


On se regarde dans les yeux, cette fois, j'ai terminé son bandage.

Tom : Tu devrais te coucher, t'as peut - être de la fièvre enfin si tu veux bien croire un con...
Bill : Joue pas à ça...
Tom : Je joue pas, je dis se que tu m'as avoué.
Bill : C'est pas pareil.
Tom : Ah, parce que toi t'as plusieurs espèces de con dans ton dico ?
Bill :...
Tom : Le fait que tu me traites de con, je m'en fou, on l'est tous, mais c'est que tu dises ça en me comparant avec ceux que tu déteste... Enfin si tu peux vraiment plus me voir comme eux, je pensais qu'on avait franchit un cap tout les deux, et je pensais aller plus loin mais bon tant pis hein !
Bill : Je...Je sais pas quoi dire... Tu...Tu traînes avec eux maintenant...
Tom : Réfléchis, fais comme tu veux, je reviens ce soir et tu me diras, si tu me prends pour un con comme tous les autres, je demanderais à changer de chambre, je ne pourrais pas supporter...


Je me releve légèrement à sa hauteur et l'embrasse, simple baiser et je sors. Je marche le long des bâtiments, je ne sais pas ce que je ressens pour Bill, je tourne mes hypothèses dans tout les sens, j'ai aimé l'embrasser ? Bien sur mais est ce que je pourrais le refaire ? Est ce que je pourrais dormir sans lui ce soir ? Oui mais il me manquera, je pourrais continuer à l'insulter ? Non, je ne peux pas. Je l'aime ? Non je veux seulement être avec lui, le protéger, c'est peut - être ça l'amour non ? Je ne sais pas, de toutes façons, ce n'est pas à moi de choisir maintenant...
Il est 14h30, ça fais 1h30 que je suis dehors à rien faire, un garde m'interpelle :

Garde : Hey ! Qu'est ce que tu fais ici toi ?!
Tom : Rien.
Garde : Tu es nouveau ?
Tom : Chui arrivé hier.
Garde : T'as été voir le Colonel ?
Tom : Oui mais il m'a viré.
Garde : Bon viens avec moi je vais te faire passer tes tests d'aptitudes.
Tom : Euh...ok.


Ca me changera un peu les idées... Je suis le garde jusqu'à une sorte de grand parcours :

Garde : Parcours du combattant, tu connais ?
Tom : Ouai j'adore !
Garde : Quand je siffle, tu commences et je te chronomètre jusqu'à l'arrivé.
Tom : Ok.


Je me met en place devant ce long terrain de boue et le cou de sifflet retentit, je commençe par marcher sur des rondins de bois, pff trop facile, ensuite les barres, je saute et en attrape une et continue à avancer les pieds juste au-dessus de cette marre boueuse, je saute dans la boue à la fin et cette fois je dois ramper sous les rondins de bois, ce que je fais sans difficulté, ensuite je dois monter une grande pyramide avec beaucoup de cordage, le genre de jeux qu'il y a dans les parcs, j'adorais ça, je monte la première façade et saute de l'autre coté en amortissant ma chute d'une roulade et je suis enfin arrivé !

Garde : Et bien, c'est pas mal, 24.08 sec, passons au tir, t'es à l'aise avec une arme ou pas ?
Tom : Je ne sais pas, je n'ai jamais touché d'arme.
Garde : Très bien, tu iras t'entraîner avec un de tes camarades dans le bâtiment pendant 2h et je t'évaluerais sur le terrain sur cible non mouvante.
Tom : D'accord
Garde : Je vais te mettre avec un de nos meilleurs tireurs.


Nous entrons dans le bâtiment de tir derrière lequel nous étions quelques heures auparavant avec la bande à Steve, on me donne un casque et un gilet par balle, le garde gueule vers ceux qui tiraient :

Garde : Stop !!!

Tout le monde s'arrête :

Garde : M. Mërter !

Et mais c'est...

Bill : Oui ?

Bill...

Garde : Tu entraîneras M. Kaulitz pendant 2heures d'accord ?
Bill : Sur le terrain ?
Garde : Ici déjà et si tout va bien tu pourras l'emmener sur le terrain.
Bill : Très bien.


J'ose à peine regarder Bill, je me sens tout gêné, le garde nous laissent face à face :

Bill : Allez viens
Tom : Je ne savais pas que tu étais un des meilleurs tireurs ici.
Bill : Il y a tellement de chose que tu ne sais pas sur moi.


Je ne répond rien.

Bill : Excuse moi, je suis un peu sur les nerfs là...
Tom : Je comprends...
Bill : Bon allé mets toi là.


Bill prend son arme et il me montre comment ça marche, il m'explique tout ; la sécurité et tout et il me la passe. Je tremble un peu mais bon, il met ses mains sur les miennes un peu comme quand on jouaient de la guitare sauf que là c'est lui qui me guide, il est collé à moi, on pointe l'arme sur une cible qui se trouve plus loin, il me souffle dans l'oreille de bien me concentrer, de bien fixer le centre de la cible, je lui dis que c'est bon et il me dit que l'on va tirer trois coups d'affilés pour commencer, il compte 1, 2 et 3, J'appuie sur la gâchette avec lui, nos gestes sont parfaitement synchros, à la fin des trois coups, il me lâche les mains :

Bill : Pas mal.
Tom : Oui c'est parce que t'es là !


Il me parle comme si je disais rien :

Bill : Bon vas - y tout seul maintenant.
Tom : Ok
.

Il me donne son arme, j'enleve la sécurité et tout ce qu'il m'a montré, je pointe sur la cible, me concentre bien sur le centre et tire 3 coups, pas mal, je suis fière de moi mais Bill me découragea :

Bill : T'aurais pus faire mieux.
Tom : Excuser moi monsieur le meilleur tireur mais moi c'est la première fois que je tire !
Bill : Allez recommence.


Ca commence vraiment à m'énerver là, il n'a pas à me parler comme sa même si il est sur les nerfs...
Je pointe la cible et vide le chargeur un peu n'importe comment.

Bill : Mais t'es malade, tu viens de vider le chargeur !
Tom : Et alors ?
Bill : Et en plus regarde, tu les as toutes mises à coté !
Tom : Ben c'est bon c'est pas la peine de m'engueuler !
Bill : T'aurais pus au moins prendre ton temps au lieu de me vider mon chargeur !
Tom : Je suis très impatient comme type !
Bill : N'importe quoi !
Tom : Tu ne me connaîs pas toi non plus, cherche pas !
Bill : Je te connais assez bien pour savoir que tu vas être comme tous les autres !
Tom : Je vais te redire ce que je t'ai déjà dis des milliards de fois : JE NE SUIS PAS COMME LES AUTRES ! Tu vas réussir à te le rentrer dans le crâne ?!
Bill : Vas – y, cause, on verra bien !
Tom : Mais le pire c'est que tu fais rien pour te mettre à ton avantage !
Bill : Ah parce que en plus je dois te gagner ?! Non mais là, tu peux toujours rêver, chui p'tètre con mais pas à ce point !


Tout le monde nous regarde, on guelle tellement fort...

Tom : C'est toi qui choisis de toutes façons.
Bill : Ouai tu laisse le boulot aux autres quoi !
Tom : Hey ! C'est toi qui veux que je dégage j'te signal !
Bill : C'est toi qui t'es barré avec les autres cons aussi !
Tom : J'ai juste passé une matinée avec c'est bon !
Bill : Oui et ce soir tu les revoient non ?
Tom : Ca dépendra de toi !
Bill : Quoi ?!
Tom : Si tu veux bien de ma compagnie qui à l'air de beaucoup compter pour toi, je resterais avec toi sinon non.
Bill : C'est pas à moi de choisir sa !
Tom : Si.
Bill : C'est pas à moi de décider avec qui tu traînes, c'est soit la tapette, soit les gros cons maintenant j'te laisse, j'en ai marre de cette enguelade de merde qui servira à rien de toutes façons.


Il part sans que je ne puisse rien dire, rien à faire, je dois parler avec, je sors du bâtiment, il est où merde ? Je cours un peu partout et vais au dortoir, il est là, sur son lit, en train de pleurer :

Tom : Bill...
Bill : Laisse pleurer la tapette c'est bon ...
Tom : J'te prend pas pour une tapette putin !
Bill : Mais oui bien sur, je veux même pas imaginer ce que tu as dis sur moi quand tu étais avec eux...
Tom : J'ai rien dit.
Bill : Jure.


Putin...

Bill : Je croyais que monsieur disait toujours la vérité !
Tom : J'ai dit un truc et franchement je regrette et j'ai eu beaucoup de mal à le sortir.


Il se leva et se mit en face de moi, face à face et me dit droit dans les yeux :

Bill : Qu'est ce que t'as dis ?
Tom : Je peux pas te le dire.
Bill : Pourquoi ?
Tom : Je le pensais pas.
Bill : Chui sur que si.
Tom : Non.
Bill : Qu'est ce que t'as dis ?


Je baissai les yeux en passant à coté de lui :

Tom : Laisse tomber Bill...

Il me prend par les épaules et me colle contre le mur avec toute sa rage :

Tom : Mais putin t'es malade ?!
Bill : Qu'est ce que t'as dis ?


Putin mais c'est qu'il a de la force !

Tom : J'ai dis que t'étais un pd. Voilà t'es content !?
Bill : Pourtant c'est pas moi qui t'es embrassé tout à l'heure...
Tom : Effectivement non, et je t'ai dis que je le pensais pas.
Bill : Tu aimerais bien en tout cas...


On s'est calmés tout les deux, il tient toujours ma chemise :

Tom : De quoi ?
Bill : Que je sois pd.
Tom : Et pourquoi ça ?
Bill : Le plus pd de nous deux c'est toi !
Tom : Quoi !?
Bill : T'inquiètes, je le dirais pas...
Tom : Chui pas pd Bill.


Il se rapproche de moi et me dit dans l'oreille sensuellement :

Bill : Pourtant c'est pas moi qui essaye de calmer sa... virilité la nuit...

Putin il dormait pas...

Tom : ...
Bill : Alors ?
Tom : J'ai fais un rêve X, c'est pour ça.
Bill : Ah oui ?


Il me lèche l'oreille...

Bill : Et tu l'as posé où ta main toute la nuit ?

Il veut jouer ok... Je pose mes mains sur ses hanches :

Tom : Là.

Il continu à me lécher l'oreille, un frisson me parcours :

Bill : Et ce matin...
Tom : Mm... ?
Bill : Dans la salle de bain ?


Je met ma tête dans son cou :

Tom : Oui ?
Bill : Tu as aimé ?
Tom : Oui.
Bill : T'avais envie ?
Tom : Bien sur.


Il continue de me lécher l'oreille :

Bill : De quoi ?

Je fais glisser mes lèvres sur son cou :

Tom : Tellement de choses...

Il se retire, ce qui m'enleve aussi et ce met en face de moi avec un petit sourire vainqueur :

Bill : Viens pas me dire que t'es pas pd maintenant !
Tom : Je pourrais en dire autant de toi...
Bill : .... ?


J'enleve mes mains et me met derrière lui et lui souffle dans l'oreille :

Tom : Quand on jouaient de la guitare...

Je replace mes mains sur ses hanches :

Tom : Quand on étaient près...

Je me colle à lui :

Tom : Très près...

Je fais glisser mes mains sur son ventre :

Tom : Me dis pas que n'as pas aimé... Comment tu avais dit ? Ah oui : « Je suis tellement bien contre toi... » !
Bill : Arrête...
Tom : Ah ? Pourquoi ? J'ai pas le droit de jouer moi ?
Bill : T'as déjà assez joué avec moi.


Il retire mes mains et se retourne en face de moi.

Bill : Ca nous mènera à rien de toutes façons...
Tom : Alors tu l'avoues ?
Bill : De quoi ?
Tom : Que toi aussi tu as ce frisson qui te parcours à chaque fois que l'on se touche.


Il baisse les yeux et me dit en me regardant :

Bill :... Oui...

Je m'avance d'un pas vers lui et pose ma main sur sa joue :

Tom : C'est pour ça que je veux pas te perdre... J'aime ce frisson.
Bill : Moi non...


Un couteau dans le c½ur...

Bill : Il me fait mal...

Il me transperce...

Bill : Et me fait peur.

Et me tue.

Je retire ma main.

Tom : Alors je n'ai rien à faire ici...
Bill : Tom je...
Tom : T'as raison, ça nous mènera à rien...Je vais commencer à ranger mes affaires.


Il me rattrape par la chemise et me dit :

Bill : Tom j'ai dis sa parce que c'est la première fois...
Tom : Et moi aussi tu crois quoi ?! Je sais qui ce passe un truc avec toi mais je sais pas ce que c'est ! Mais moi au moins je veux rester avec toi !
Bill : C'est pas en allant vers les autres que tu y arriveras...
Tom : J'arriverais au moins à t'oublier maintenant.
Bill : Si c'est ce que tu veux...
Tom : Non, c'est ce que tu me demandes.


Je sors du dortoir, déboussolé, il ne veut même pas se l'avouer lui-même, je me dirige vers le bureau du Colonel :

Colonel : Entrez !

Je me met au garde à vous :

Colonel : Repos.

Je me met au repos, j'ai vu un rang le faire tout à l'heure.

Colonel : Bien, vous aurez au moins appris quelque chose aujourd'hui... Vous voulez quoi ?
Tom : Demander à changer de dortoir Monsieur.
Colonel : Pourquoi ça ?
Tom : Mon camarade de chambre et moi, nous ne nous entendons vraiment pas.
Colonel : Très bien, tu iras dans le dortoir 26.
Tom : Merci.


Je sors du bureau et vais ranger mes affaires, Bill est parti, je peux ranger tranquil, je replis mes bagages et vais m'installer dans le dortoir 26, je suis seul, tant mieux. Je pose simplement mes valises et ma guitare dans le milieu de la chambre et retourne dans le bâtiment de tir, il est 16h30, j'ai 30 min à m'entraîner avant de passer à l'eval', je me rééquipe du casque et casque et du gilet avant de prendre place devant une cible, je fais les gestes de sécurité, dans ma tête je voyais les mains de Bill les faire, je pointe l'arme et tira un seul coup, dans le centre, et continue comme ça en augmentant au fur et à mesure les tirs, je me débrouille bien, 17h, comme prévu, le garde arrive m'emmenant sur un vaste champ, une dizaine de cible sont les unes à cotés des autres, d'autres mecs comme moi tirent et se font évaluer, je me place devant une cible et me concentre de tout mon possible, pense pas à Bill c'est tout, je passe mon éval', très fier de moi, il me mit 18.5 :

Tom : Et au parcours j'ai eu combien ?

Il tourne les feuilles de son calpin :

Garde : Tu as eu 20.
Tom : C'est vrai ?
Garde : Oui, tu as fais 24.06, tu fais un temps inférieur à 25, donc tu as 20.
Tom : Super.


Je repose mon arme et mon gilet, il est 18h45, la sirène à sonné l'heure du dîner mais j'ai pas faim, je vais aller direct à mon dortoir.
Je rentre, c'est vide, ça fait bizarre, je m'avance vers mes valises et les ouvrent, je commence à remplir mon armoire, c'est moins drôle que la dernière fois mais bon, je range ma trousse de toilette dans la salle de bain et prend le dernier truc qu'il y a au milieu de la pièce, ma guitare, je m'allonge sur mon lit et commence à jouer, mon inspiration ? Bill... j'arrête pas de penser à lui, mais je peux plus rien faire maintenant, c'est lui qui a voulu que je parte, je vais pas aller le supplier, j'avoue ne pas avoir été très simpa avec lui en allant voir Steve mais bon, l'erreur est faite...je n'ai plus qu'à l'oublier. Une larme coule le long de ma joue et va s'éteindre sur mon oreiller, son visage demeure dans ma tête, ses yeux, son nez, ses lèvres, je les connaient par c½ur, je connais la moindre de ses formes, l'envie de ressentir ce frisson me manque tellement que j'en ai mal, ce couteau planté dans mon c½ur bouge à chaque pensée tourné vers lui, je l'aime ? Je crois que ça sert à rien de me l'avouer maintenant...
Tu l'aimes ? C'est inutile.
Tu l'aimes ? Arrête !
Tu l'aimes ? Non je l'oublie...
J'arrête de jouer, je ne pleure pas non, je sais pas quoi faire, j'ai toujours eu tout ce que je voulait et là, non, on me repousse, c'est la première fois ça aussi... Je pose ma guitare à coté de mon lit et m'endors en espérant que cette journée soit un rêve et que demain je me réveille dans les bras de Bill...

Pov Bill

Il est 17h, je suis rentré au dortoir, il est vide, complètement vide, il est parti... Je ne réussis à m'empêcher de pleurer, j'ai fait partir la seule personne qui tenait vraiment à moi, je suis qu'un con, je le mérite pas de toutes façons, il mérite mieux, j'aimerais aller le chercher et m'excuser mais non, je passerai pour un lâche qui se sert des gens, ça sert à rien de toutes façons, il veut m'oublier, il finira bien par m'insulter en face sans gène, sans remords, je l'aime ? Je crois que ça sert à rien de me l'avouer maintenant...
Tu l'aimes ? C'est plus la peine.
Tu l'aimes ? Ca fait trop mal !
Tu l'aimes ? Il m'a oublié...
Je m'allonge sur mon lit, l'avoir contre moi à me consoler serait mon rêve maintenant, mais il doit surement être entrain de m'insulter avec Steve et ses acolytes, je m'endors et rentre dans un autre cauchemar, celui que je fais depuis mon plus jeune âge, la nuit dernière en étant avec Tom je ne l'ai pas fait...


Du côté de Steve et Frank

Il est 22h, tous les deux sont à la buvette attendant Tom :

Steve : J'en était sur qu'il viendrait pas.
Frank : Il est bizarre comme type quand même
Tom : Chui sur qu'il se fait sauter par l'autre tapette.
Frank : Non, à ce qui parait, ils se seraient engueuler, mais personne n'a comprit pourquoi et Tom à changé de chambre.
Steve : Ils se sont engueuler ?
Frank : Ouai en plein entraînement de tir !
Steve : Pourquoi il l'a pas flingué !


Ils rigolent, tous les soirs sont comme ça pour eux...

La nuit commence, cette nuit qu'au moins deux personnes de ce monde voyait comme le point final d'un chapitre, oui d'un chapitre, l'histoire n'est pas terminée...

# Posté le lundi 09 juillet 2007 09:43
Modifié le lundi 30 juin 2008 09:54

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