Military-Yaoi-Th-2@Hotmail.fr
# Posté le mercredi 02 juillet 2008 10:31

Tome 2Chapitre 19

Tome 2Chapitre 19


Je reste déconcerté, devant lui qui garde son silence pendant environ cinq secondes qui m'on parut une éternité

Stephen : T'as vraiment cru que tu allais nous laisser comme ça ?
Bill : Je...

Tom : C'est qui Bill ?

Je ne réponds pas, que répondre à cette question ?

Stephen : Ton copain ?
Bill : Oui.
Stephen : Tom ?
Bill : Toujours.

Je le vois qui soupir en baissant la tête et la relève comme si il avait oublié.
Il n'a pas changé, je remarque ses mains qui tremblent légèrement, il a le regard vif et les pupilles rouges...

Stephen : Tu m'offres un verre ou on reste sur le pallier ?

Je m'écarte de l'entrer pour le laisser passer me retirant de toutes pensées :

Stephen : Merci.

Je ne dis rien et le laisse s'avancer dans le couloir, Tom qui jouait de la guitare c'est littéralement arrêté.
Je me dirige vers le bar l'air de rien.

Stephen : Bonjours... Tom.
Tom : Je... Bonjours.

Il lève la tête, visitant l'appart' sur place et dit le regard planté dans celui de Tom.

Stephen : Tu gardes mon fils dans un bien joli appartement.
Tom : Merci.
Stephen : Je suppose que c'est lui qui paie tous les mois.
Tom : Non, on partage.
Stephen : Bien.

Je reste au bar restant attentif à la scène, il allume lentement une cigarette, Tom m'adresse un regard que je ne traduis même pas.

Stephen : Alors tous les deux... mariés ? Quatre enfants ?
Bill : Non, fiancés, un chien.

Dis-je sur un ton qui pourrait sembler ironique.

Stephen : Un chien ?

J'appelle la chienne qui demeurait sur le canapé.

Stephen : Oh, elle est très belle.
Bill : Merci, c'est Tom qui me l'a offerte.
Stephen : Oh mais il n'a que de bonne attention ce jeune homme !
Bill : Pourquoi tu crois que je vais faire ma vie avec hein ?

Il me regarde la gorge nouée. Et tire une grande bouffée de sa cigarette.

Stephen : Effectivement.

Silence.

Bill : Tu veux à boire ?
Stephen : Oui je veux bien.
Bill : Tu veux quoi ?
Stephen : Whisky Coca.
Bill : D'accord. Mon coeur tu veux quelque chose ?

J'ai insisté sur le surnom très sympathique que mon père, lui, n'apprécie pas trop.

Tom : Euh... oui, juste un Coca ça ira.

Mon père s'est retourné pour regarder Tom. Il revient à moi.

Bill : Qu'est ce qui t'amène enfaîte ?
Stephen : J'ai plus le droit de prendre des nouvelles de mes... de mon fils ?

Je le regarde dans les yeux...
Oh non.

Bill : Tu...

Il sait.
Enfaîte depuis le début il le sait, évidemment...

Je jette un regard à Tom qui commence à venir vers nous.
Je reste indifférant à son erreur mais je crois qu'il a compris aussi à cause de ces secondes qui mon inconsciemment trahis.

Stephen : Tu deviens quoi alors ? L'école ça va ?
Bill : Je vais prendre des cours par correspondance.
Stephen : Et pourquoi ça ?
Bill : Tom et moi on veut se concentrer un maximum sur la musique et vivre une vie un peu plus libre.
Stephen : Tu iras passer ton bac quand même ?
Bill : Evidemment.
Stephen : C'est le principal.

Il boit une gorgée de son verre et termine sa cigarette à la limite de s'en brûler les doigts. Tom est au bout de la table assistant inactivement à la conversation.

Stephen : Tu me parlais de musique c'est ça ?
Bill : Oui, j'ai un groupe et on passe en studio enregistrer un single demain.
Stephen : Et tu m'as rien dit ?
Bill : ...
Stephen : Bill je sais que ces dernier temps, on a perdu contact, mais pour des choses comme ça... Tu sais que j'étais toujours là pour toi, je t'ai toujours encouragé pour cette carrière artistique que tu voulais faire, et voilà comment tu me récompenses ?
Bill : Et toi t'as vu l'exemple que tu es pour moi maintenant ?!
Stephen : J'ai fait une erreur Bill, toi aussi tu as déjà fait une erreur.

Je le regarde à nouveau droit dans les yeux.
Je ne peux pas m'empêcher de répondre.

Bill : Ce n'est pas une erreur.
Stephen : Si s'en est une !
Bill : Non !
Stephen : C'est la plus grosse des erreurs humaine !
Bill : Fermes-là !

En tapant mes deux poings sur la table j'ai réussis à le faire taire.
Il se retourne vers Tom.

Stephen : Coriace celui là !
Tom : ...
Stephen : J'espère que tu ne te laisses pas faire ! Tu es le plus grand !
Tom : Que...

Alors Tom serait le plus grand...
Je le regarde, j'ai les larmes qui montent.

Tom : Comment pouvez vous savoir si je suis le plus grand ?
Stephen : Ce n'est pas le cas ?
Tom : À vrai dire, je ne sais pas.
Stephen : Tu as l'air plus mature c'est pour ça. Tu es né quand ?
Tom : Le 1er septembre 1989.

Il fait son air étonné.
Abruti...

Stephen : Oh ! Comme Bill !
Bill : On le savais déjà c'est bon.
Stephen : Oui, je m'en doute.

Silence.
Il boit de nouveau et me regarde.

Stephen : Je pense que l'on devrait parler tout les deux.

J'hésite.

Bill : Oui.

Je me retourne vers Tom.

Bill : Je reviens d'accord ?
Tom : Oui, pas de problème.

Je lui souris attendrit de son inconscience et va vers lui qui est assis sur une des grandes chaises du bar, mon amour, je le prends dans mes bras, et en me retirant je pose mes lèvres sur les siennes oubliant un instant toute l'horreur du monde.

Bill : Je t'aime.
Tom : Moi aussi.

Je me retourne vers mon père qui a toujours le regard braqué sur nous.
Je me contente d'un regard et va chercher ma veste qui repose sur le canapé, je me dirige vers la porte, mon père me suis.

Stephen : Au revoir Tom.
Tom : Au revoir.

Et je ferme la porte.

On attend d'être dans la rue suivante pour commencer la conversation, je lui offre cet honneur de commencer bien évidemment.

Stephen : Comment tu l'as su ?
Bill : Un ami.
Stephan : Un ami ?
Bill: Oui, même un ex, il m'a montré nos deux actes de naissance.
Stephen : Jeune homme blond ?

Je me stoppe.

Bill : Comment tu...

Il me regarde dans les yeux et sort de sa poche un sachet de poudre blanche.

Bill : Oh...

Je remonte à ses yeux qui son baissés.

Bill : Pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ?
Stephen : Pour toi, pour toi et ton frère.
Bill : C'est ridicule.
Stephen : Laisse tomber. Tu ne peux pas comprendre.
Bill : Si je peux comprendre ! J'ai bientôt 19 ans merde !
Stephen : T'énerve pas, ça sert à rien.
Bill : Pourquoi tu te détruits comme ça ? On va bien tout les deux, tu devrais être content !
Stephen : Non ! Non je ne suis pas content parce que vous vous êtes retrouvé ! Je ne voulais pas que vous vous retrouviez !
Bill : Et pourquoi ?
Stephen : Parce que ça me rappelle à quel point j'ai été un monstre à vous avoir séparé...
Bill : ...

Il ne m'adresse plus un regard...
Là je reconnais mon père, un homme sensible, scrupuleux...

Bill : Oublis ça...
Stephen : Non ! J'ai été puni pour ça maintenant.
Bill : Tu n'avais pas à te droguer !
Stephen : C'est pas de la drogue que je parle, c'est...

Il me prend ma main droite et la lève entre nos deux visages.

Stephen : De ça.

On regarde ma bague et j'abaisse ma main.

Bill : Alors subis ta punition, tu l'auras à vie maintenant.
Stephen : Pourquoi tu n'as pas tout arrêté quand tu l'as appris ?
Bill : Je ne peux pas, je l'aime.
Stephen : Tu l'aimes comme un frère Bill, un frère !
Bill : Non ! C'est plus fort que ça !
Stephen : On dirait une adolescente immature !
Bill : Tu crois que j'ai pas réfléchit peut-être ?
Stephen : Pas assez en tout cas.
Bill : Je renie cette fraternité, je n'y crois pas.
Stephen : Solution de facilitée.
Bill : Je n'ai que celle là.
Stephen : Bill s'il te plait, réfléchit deux seconde. Tu te rends comptes que l'homme avec qui tu es est ton frère et que lui, de son coté, crois aimer un homme alors qu'il n'est rien d'autre que son propre frère jumeaux ?

Je me contente d'avaler ma salive dans un silence de gêne.

Stephen : Mets toi à sa place aussi.
Bill : Je ne veux pas tout gâcher. Je suis heureux, et lui aussi.
Stephen : Mais il est ton frère Bill ! Vous pouvez être heureux autrement non ?

Une route humide traverse ma joue...

Bill : Non parce que je sais qu'il me haïra si je lui dis !

Une route, une rivière, une mer, un océan... ces bras... bras paternel qui m'avaient manqués...

Stephen : Alors c'est ça que tu as peur... De le perdre.
Bill : De le perdre encore une fois.

Il se retire laissant ces mains sur mes épaules.

Stephen : Fait le lui comprendre sans lui dire directement.

Je baisse la tête.

Bill : Non, non je ne veux pas.
Stephen : Alors c'est moi qui le ferrais.

Je refais tomber mon regard dans le sien.

Bill : Quoi ?
Stephen : À vrai dire, j'ai déjà commencé...

Je fonce les sourcils, il regarde derrière mon épaule, je me retourne et vois...





Partie 2


Bill : Georg ?
Georg : Bill.

Il n'a pas l'air énervé, ni triste, ni... Il a l'air tout simplement normal.

Je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire, je regarde mon père.

Stephen : Georg, le meilleur ami de Tom c'est ça ?
Georg : Oui.
Stephen : Content que tu sois venu.
Bill : Ce n'est pas le cas de tout le monde.
Stephen : Ca fera sûrement avancer les choses.
Bill : Ca ne fera avancer rien du tout !
Stephen : On verra.

Dit-il en regardant Georg.

Georg : J'ai une question.
Stephen : Je t'écoute jeune homme.
Georg : Sylvie est donc la mère à Bill ?
Stephen : Oui. C'est leur mère.

Je baisse les yeux et les relèves discrètement vers ceux de Georg pour voir sa réaction.
Il est... perturbé.

Je rebaisse les yeux.

Bill : Je te hais.

Je relève la tête énergiquement vers mon père.

Bill : Je vis parfaitement bien, Tom aussi, pourquoi tu veux tout gâcher ? On va faire notre carrière, notre vie ensemble et toi tu viens foutre ta merde !
Stephen : Vous êtes mes fils ! Et mes fils non pas à vivre une vie de couple !
Bill : Tu sais quoi...

Je viens me mettre bien en face de lui en le regardant bien dans les yeux.

Bill : Tu n'avais pas qu'à faire la connerie de nous séparer. Tu peux t'en prendre qu'à toi, t'arrives trop tard.
Georg : Je suis d'accord.

Je me retourne vers Georg.

Bill : Merci.
Georg : On ne peut pas le dire à Tom.
Stephen : Il l'apprendra autrement.
Georg : Et bien faites.
Bill : J'arriverais à lui prouver le contraire.

Il regarde alternativement moi et Georg et dis.

Stephen : Les jeunes...

En s'adressent à moi il rajoute.

Stephen : Bien, va si, retourne voir celui que tu aimes, celui qui est comme toi mais qui, lui ne connaît rien de sa vie.
Bill : J'aurais aimé ne pas la connaître non plus.
Stephen : Peut être lui pense autrement que toi.
Bill : Non, puisque comme tu le dis, il est comme moi, et puis comment tu peux dire ça alors que tu ne le connais même pas ?!

Les larmes reviennent.

Bill : Tu oses venir nous revoir après ce que tu as fait ? Tu oses encore nous séparer et maintenant tu oses dire que tu le connais ?!

Je lui ai craché cette phrase en le pointant du doigt.
Le lui lance un ultime regard et passe à coté de lui reprenant le chemin de chez moi, de chez nous.

J'avance quand une main vient se poser sur mon épaule.

Georg : Bill.

Je me retourne et le regarde, lui me comprend, je me mets dans ses bras.

Georg : Je suis désolé de tout ça.
Bill : Oublis tout, oublis, c'était pas vrai d'accord ?

Il se redresse en face de moi.

Georg : On va essayer.
Bill : Mais ça changera rien dis moi ? Tu resteras...
Georg : Le même oui. Je ne vois pas pourquoi je changerais d'ailleurs, c'est vous, pas moi.
Bill : C'est ton meilleur ami...
Georg : Ce n'est pas la première fois que je lui cacherais quelque chose hein !

Je tente un sourire.

Georg : Franchement tu sais quoi ?
Bill : Non...
Georg : Je trouve ça... pas grave.
Bill : ... ?
Georg : Tom a toujours vécus comme ça et il se porte bien, très bien même, et il n'a franchement pas le besoin de le savoir.
Bill : Oui, c'est vrai mais... Mais Sylvie ?

Ce coup si, il ne peut pas échapper à un silence.

Georg : Là c'est tout le contraire.
Bill : Je devrais lui...
Georg : Oui, il faut que tu lui dises.

Je baisse les yeux.

Bill : Comment elle réagira ?
Georg : Elle ne te croira pas.

Je relève la tête.

Bill : Mais...
Georg : Il faut que tu lui dises avant ton père.

Ah oui c'est vrai !
Putin...

Bill : Je lui dirais.
Georg : Bien.

On garde le silence durant deux secondes.

Bill : Je vais rentrer.
Georg : D'accord.
Bill : A demain alors.
Georg : Ah oui c'est vrai, on prend qu'elle chanson enfaîte ?
Bill : Durch Den Monsun.
Georg : Parfait, a demain.
Bill: Merci, Bonne nuit.
Georg : Bonne nuit à toi aussi.

Il me tape amicalement l'épaule et on prend nos chemins opposés.

J'arrive à l'appart', l'air chaud vient m'envahir. Je retire ma veste dés l'entrée et m'avance vers Tom qui est allongé sur le canapé entrain de dormir devant un film.
Cette soirée s'efface peut à peut...
Je viens me mettre à genoux devant lui, je le regarde.

Je l'aime, je l'aime tellement.

Je l'embrasse sur la joue.

Je ne peux pas briser notre vie, à cause d'une connerie familiale, c'est du passé maintenant.
Il peut vivre sans pour être heureux comme dirait Georg.

Bill : Tom ?

Je lui caresse doucement en dessous de l'oreille descendant jusqu'à son cou.

Bill : Mon c½ur...
Tom : Mmmh ?
Bill : Tu viens te coucher ?
Tom : Mmmh.

Il reste inactif.

Bill : Tom ?
Tom : 'arrive.
Bill : Je t'attends dans le lit.
Tom : Mmmh...

Je monte à la chambre et me penche à la barrière voir ce qu'il fait.
Il se lève comme un homme des cavernes limite et mon les escalier difficilement.

Je le vois arriver.

Il passe en face de moi et s'étale sur le lit à même la couette.

Bill : Déshabille toi au moins !
Tom : Mmmnn.
Bill : Retourne toi.

Il le fait, je viens me mettre assis sur lui et lui retire son tee-shirt.

Tom : Tu vas me violer ?
Bill : Non je te déshabille.
Tom : Et après tu me violes.
Bill : Non.
Tom : J'ai envie.

Je lui retire son pantalon.

Bill : Pas moi.
Tom : Ton père a réussi à te dégoûter de moi alors...
Bill : Tu dis n'importe quoi.
Tom : Alors pourquoi tu veux pas ?
Bill : On le fais trop souvent, faut qu'on se calme.
Tom : Je vois pas ou est le problème à prendre du plaisir grâce à une chose que Dieu à formidablement réussit chez moi !
Bill : ...
Tom : S'il te plait.
Bill : Trop de plaisir tue le plaisir alors on dort.
Tom : Un câlin ?

Je le regarde dans les yeux.
Et descend doucement sur son corps posant mes mains sur ses pectoraux, plongeant ma tête dans son cou.
Ses bras se resserrent autours de moi. Je descend mes mains à ses hanches et relève le visage, je regarde ses lèvres, ses yeux et opte pour ses lèvres.

Je viens poser les mienne délicatement dessus déjà humidifiées, et on commence à jouer avec nos lèvres, nos langues ne seront pas de la partie ce soir.

On reste à s'embrasser ainsi de longue minutes et je n'exagère pas le terme, on s'embrasse jusqu'à ce que le sommeil l'emporte et je reste sur lui après avoir pris le temps pour me déshabillé pour pouvoir enfin dormir...
# Posté le vendredi 11 juillet 2008 18:45
Modifié le vendredi 11 juillet 2008 19:08

1 ans

1 ans




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M E R C I

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 19:28